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Bienvenue au club
K Cokenstock
Editions Thoobett
Tu as 3 ans et toute la vie
Bienvenue au club des sans-soucis
Evidemment il y a l'école
Mais en récré qu'est-ce qu'on rigole
Déjà 8 ans tu sais le nord
Bienvenue au club des juniors
tu en fais un peu plus à ta guise
Ton innocence s'amenuise
Tu choisis tes rêves en vitrine
Et la couleur de tes tartines
Bienvenue au club
Avance avance
Bienvenue au club
Balancez la cadence
Tu as 13 ans et tout un coeur
Bienvenue au club des teenagers
T'as des idoles et des icônes
Des totems qui veillent sur ta faune
T'as 20 ans c'est le grand moment
Bienvenue dans la vie à plein temps
Mais tu trouves qu'il est encore tôt
Tu veux rester chez les ados
Alors tu triches et tu t'esquives
Tu perds du temps dans les dérives
T'aménages les règles à suivre
Dégazes en douce le bateau ivre
T'adhères au club des trentenaire
Moitié chien fou moitié prospère
Ancien combattant de la hargne
Avec un oeil sur le compte-épargne
Bienvenue au club
Avance avance
Bienvenue au club
Faut tenir la cadence
Putain 40 t'as rien vu venir
Bienvenue au club des finis de rire
Fin de fraude au ticket-jeunesse
Y'a des trous dans les belles promesses
Et leur conjugaison se mue
De "je vais faire" à "j'aurais pu"
Tu te relookes un immédiat
Tu te pointes au club des quadras
A peine le temps que tu t'enchantes
Et le compteur affiche 50
Tu te chauffes aux anti-dépresseurs
Pour tisonner le grand bonheur
À moins que t'aies su négocier
La courbe des rides amusées
Voilà 60 garde le nord
Bienvenue au club des sénior
Au corps qui gémit à l'aurore
Qui se renfrogne sous l'effort
Si t'as la nostalgie tenace
Tout ce qui est jeune t'agace
Si t'as le souvenir engageant
Tout ce qui est jeune t'attend
Bienvenue au club
Avance avance
Bienvenue au club
Doucement la cadence
L'heure des bonus la chance en plus
La place assise dans l'autobus
T'es beau t'es belle dans le froissé
De toute une vie à rappeler
Tu passes du temps dans les vestiaires
Du club à ranger tes affaires
Ton abonnement touche à sa fin
Faut laisser la place aux gaminsLes vrais gens
K Cokenstock/ K Cokenstock et Playback boys
Editions Thoobett
Les vrais gens portent des sacs
Avec leurs vraies mains
Les vrais gens ne confondent
Soir et matin qu'une fois par an
Les vrais gens se font piller le coeur
Par des bonimenteurs
Ils croient que la télé
A le sens des valeurs
Les vrais gens partent en vacances
Tous ensemble en même temps
Ils doivent s'y prendre un an à l'avance
Sinon ils font choux blanc
Les vrais gens croient en Dieu
Quand ils lancent des SOS
Un Dieu pas trop pointilleux
Sur leurs histoires de fesses
Les vrais gens viennent chez moi
Et moi je viens chez eux
Les vrais gens sont chez moi
Et moi je suis chez eux
Les vrais gens gueulent très fort
Du fond de la colère
Ils se plaignent de tout sans sauter la barrière
Ils ne savent plus qu'y croire
Les vrais gens aiment
Ce qui est facile
Mais tout est difficile
Ils aiment par hasard
Il suffit de leur plaire
Et tout devient facile
Les vrais gens aiment les grosses voitures
Qui roulent dans la nature
Ils aiment l'air pur
Et les goûts synthétiques
Et la bonne nourriture
Les vrais gens quand ils rient
Ont le rire jusqu'aux oreilles
Leurs dents partent en vrille
Mais ils s'en foutent
Parce qu'ils sont heureux
Ils rient de tout
D'un rien et du malheur
Ils rient pour se faire de la chaleur
Les vrais gens viennent chez moi
Et moi je viens chez eux
Les vrais gens sont chez moi
Et moi je suis chez eux
Les vrais gens quand ils meurent
C'est jamais par hasard
L'accident, la tumeur, l'arrêt du coeur
C'était facile à prévoir
Pour les vrais gens tout est trop cher
Alors ils veulent faire des affaires
Ils ont des combines des plans d'enfer
Des machins qui tombent des camions
Des trucs roumains, des imitations
Les vrais gens sont français
Ils sont turcs, ils sont arabes
Ils sont noirs
Ils sont chinois ils sont pakistanais
ILs sont bonnes poires
Ils sont jeunes et puis ils sont vieux
Ils sont sur Terre depuis si longtemps
Depuis la guerre du feu
Les vrais gens viennent chez moi
Et moi je viens chez eux
Les vrais gens sont chez moi
Et moi je suis chez eux
Et moi je suis chez euxNous même
K Cokenstock/ K Cokenstock et Playback boys
Editions Thoobett
Le 2 juin 1983 ou 4
La prudence m'a souri à un anniversaire
Elle était bien jolie elle était sans mystère
Elle m'a ouvert son lit
J'ai rangé mon audace au rayon des délires
Le temps d'une vie simple avec vue sur l'impasse
Le soir dans ma voiture il m'arrive de me dire
Je serais plus heureux
Si j'étais plein aux as
À quoi ça tient la vie qu'on mène
Quand même
Sommes nous certains d'être nous-mêmes
Nous-mêmes
Le 2 juin 1983 ou 4
L'ambition m'a souri à un anniversaire
Elle y parlait d'empire en buvant du champagne
J'ai aimé cette panthère
Je l'ai suivie partout dans ses plans de campagne
J'ai baisé des sommets j'ai bandé en Concorde
Y'a des hommes qui me craignent et des femmes qui me bordent
Mais je serais vraiment plus heureux
Planqué dans l'univers
À quoi ça tient la vie qu'on mène
Quand même
Sommes nous certains d'être nous-mêmes
Nous-mêmes
Le 2 juin 1983 ou 4
La liberté m'a dit à un anniversaire
Prudence et ambition sont des filles vulgaires
Tu n'es là pour personne
Je l'ai joué solo ouvert à l'aventure
Et j'ai changé de lit plus souvent que de slip
Les hommes me déçoivent et j'ai peur du futur
Mais je serais vraiment plus heureux
Avec une acolyte
À quoi ça tient la vie qu'on mène
Quand même
Sommes nous certains d'être nous-mêmes
Nous-mêmes
On se prend souvent pour un autre
Quand même
On est quelqu'un à qui la faute
Nous-mêmeTerre de France
K Cokenstock/ Romain Didier
Editions Thoobett
Elle se lève juste avant les poules
Juste avant que le coq ne déboule
Pour donner à manger aux bêtes
Avant même de faire sa toilette
Elle va réveiller le gamin
Va chercher le lait et le pain
Bisous l'autocar le collège
Et les courses pour la ferme auberge
Le jour se lève sur la ville
Comblé du concert de la veille
Je dors d'un sommeil tranquille
La femme de ménage me réveille
Au croisement de nos existences
Quelque part sur les terres
De France
Après la traite il est allé
Mener le bétail dans le pré
Les pensées perdues dans l'éther
D'un prochain voyage au Niger
Pierrot revient de l'abattoir
Ils vont réparer l'abreuvoir
Ils parlent de brasser leur bière
En coupant du bois pour l'hiver
Le jour s'étend sur la ville
Je quitte l'hôtel pour la gare
Un SMS au bout du fil
Baiser volé sur le départ
Au croisement de nos existences
Quelque part sur les terres
De France
Dans les serres le chien se ballade
Tandis qu'Anne plante des salades
La porte a été arraché
Par l'orage de la nuit passée
Florence prépare les paniers
De légumes qu'elle doit livrer
Après il faudra faire les comptes
Voir à la Conf ce qui s'raconte
J'arrive dans une autre ville
Je file à la radio du coin
Une interview un peu débile
Et je rejoins les musiciens
Au croisement de nos existences
Quelque part sur les terres
De France
Le soir le môme et ses devoirs
Réu de l'asso pour savoir
Quels films ils programmeraient bien
Au ciné-club les mois prochains
Puis dans les voitures ils s'empilent
Toute la bande se rend en ville
Ils arrivent à temps pour me voir
J'arrive sur scène
Bonsoir
Au croisement de nos existences
Quelque part sur les terres
De France
Beauté fatale
K Cokenstock/ -M-
Editions Thoobett
Un regard par-dessus l'épaule
Tourné vers les années De Gaule
Elle réapparait sensuelle
Blonde et belle
Il ressurgit regard acier
Le charme vif d'un épervier
Il ouvrait la porte au désir sans prévenir
Regardez-vous beautés fatales
Etoiles du jour flammes idéales
Y a-t-il en vous une ombre noire
Déjà le goût de décevoir
Ils symbolisaient la jeunesse
Libéraient talent et promesse
Et Dieu pour nous créa la femme
Et Visconti l'ange et le drame
Àl'age où les pièges se tendent
Pour valoriser les légendes
La vie les a gardés en main
Ils connaitrons des lendemains
Regardez-vous beautés fatales
Etoiles du jour flammes idéales
Y a-t-il en vous une ombre noire
Déjà le goût de décevoir
Etoiles fanées monumentales
À l'instar de leurs soeurs sidérales
Si leur passé brille encore
Leur soleil lui est déjà mort
Regardez-vous beautés fatales
Etoiles du jour flammes idéales
Y a-t-il en vous une ombre noire
Déjà le goût de décevoir
Déjà le goût de décevoir
Déjà le goût de décevoir
La vie te va bien
K Cokenstock/ K Cokenstock et Playback boys
Editions Thoobett
Allez allez c'est terminé
Tu vois le bout du tunnel
La saison des larmes est passée
Finie la mélancolie crasse
Les fins de mois au fond des poches
L'amour qui te fait la grimace
Ce matin quand tu t'es levée
Tu t'es vue dans la salle de bain
Des ailes t'avaient poussé
Au creux des reins
Hier tu étais laminée
Hier tu pleurais dans tes mains
Tu étais morte et enterrée
Tu reviens
Même si tu n'attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
Même si tu n'attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
Un jour la vie sans crier gare
A voulu te mettre KO
Le petit ami qui se barre
Et plus de boulot
Tu n'étais plus vraiment jeunette
Quand ça t'est tombé dessus
Tu t'es retrouvée le coeur en miettes
Perdue
Des amis bien sûr y'en avaient
Familles heureuses avec bambins
Mais leur compagnie te faisait
Plus de mal que de bien
Tu as fini par moins donner
De tes nouvelles jusqu'à plus rien
Tu étais morte et enterrée
Tu reviens
Même si tu n'attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
Même si tu n'attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
Les mots les mains et les regards
Reprennent enfin consistance
Et là dans les lumières des phares
Un sourire s'avance
C'est le premier de puis longtemps
Qui traverse la palissade
C'est un frisson sur l'étang
De la panade
Et là sur le trottoir
Dans le reflet de l'évidence
Tu viens de croiser le regard
D'une existence
La ville entière t'ouvre les bras
Le monde entier te tend la main
Tu te sens partout chez toi
Tu reviens
Même si tu n'attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
Même si tu n'attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
La vie te va bien
La vie te va bien
Notre terre
K Cokenstock
Editions Thoobett
Notre terre qui êtes aux cieux
Je t'écris cette bluette
En ces temps bien capricieux
Qui sévissent sur nos casquettes
En ces temps de marionnettes
Qui agitent sous tes cieux
Dieux et démons d'opérette
Falacieux
Je me rappelle pourtant
D'avoir marché sur ta lune
Humain candide portant
Une promesse à la une
Celle d'une autre fortune
Celle d'une vie voguant
Vers des astres en lagune
Au firmament
Seulement nous jouons encore
Aux cow-boys et aux indiens
Au concours de matamores
Au susucre à son chienchien
Dieu reconnaîtra les siens
Mais attention pas d'erreur
Faut choisir le bon Dieu
Sinon panpan t'es mort
À tous les saints, les prophètes
C'est ta rondeur que je préfère
Mon paradis a en fait
Ta bonne gueule d'athmosphère
Petit terrien ordinaire
J'ai une fusée dans la tête
Et tout un système solaire
Plein les lunettes
Na na na na na na
Na na na na na na
Notre terre précieuse
Notre terre qui êtes aux cieux
Regarde-nous quand on se lache
Regarde au fond de nos yeux
Tous les neurones que l'on gache
Nos biens sont l'ennemi du mieux
Nous traitons à la cravache
Cinq mille ans de contencieux
Sur Télé Trash
Les escrocs et les salaces
Mènent le monde en voiture
Quand le sage montre l'espace
L'idiot voit sous la ceinture
Heureusement y'a la culture
Picasso en monospace
Bientôt les bons mots d'Arthur
Dans le Bordas
Na na na na na na
Na na na na na na
Notre terrain de jeu
Notre terre qui êtes aux cieux
Je finis cette bluette
J'ai un futur sur le feu
Trusté par des pique-assiettes
Des vendeurs de savonnettes
Qui se prennent pour des maîtres-queux
Paraît qu'enfin qu'ça rouspète
Alors t'en mieux
Na na na na na na
Na na na na na na
Notre terre qui êtes aux cieux
Na na na na na na
Na na na na na na
Notre terre qui êtes aux cieuxTangue
K Cokenstock/ L Voulzy
Editions Thoobett
À 16 ans tout mouillé n'écoutant que son front
Il fugue en auto-stop jusqu'au bout du ponton
Où son audace errante regarde tanguer
Les cargots des lointains sans oser y monter
Alors il revient tête vide et mains sales
Dans le giron dolent du spleen régional
Le père lui fait la gueule et la mère l'embrasse
Il retrouve sa chambre le café de la place
Tangue tangue
Sa barque dans le port amarrée
Où se tendent des arcs
Vers des cibles rêvées
Les cargos les ferries l'accablent de remous
Elle sombre de dépit si tout le monde s'en fout
La raison s'impose la bague à Véronique
Le service militaire la fabrique de plastique
Un petit garçon sa soeur la morne promotion
Le nouveau directeur la restructuration
40 ans sans emploi les traites de la maison
Les aigreurs d'estomac rideau sur l'horizon
Pastis et cacahuètes au café de la place
Et la télévision qui vante Las Végas
Tangue tangue
Sa barque dans le port amarrée
Où se tendent des arcs
Vers des cibles rêvées
Les cargos les ferries l'accablent de remous
Elle sombre de dépit si tout le monde s'en fout
Ne te cache pas derrière le sort des impuissants
Il était ton ami quand il faisait beau temps
Son destin est grippé il est en quarantaine
Va lui parler un coup avant qu'il ait la haine
Tangue tangue
Sa barque dans le port amarrée
Où se tendent des arcs
Vers des cibles rêvées
Les cargos les ferries l'accablent de remous
Elle sombre de dépit si tout le monde s'en fout
Une chose
K Cokenstock/ R Didier
Editions Thoobett
Je vais te dire un chose
Qui va te faire pleurer
Tu m'aimais c'est une chose
Mais j'avais dans l'idée
Que ça ne durerait guère
Avant de m'ennuyer
T'étais qu'une passagère
Entre deux oreillers
Dès la première osmose
J'ai pas voulu t'aimer
Je te voulais ma chose
Je me voulais grossier
L'amour est un bijou
Qu'on s'offre ou que l'on vole
Pour moi c'est un caillou
Pointu dans une grole
T'étais jamais qu'une pause
Dans ma belle inconstance
Un petit pas grand chose
Qu'importe s'il s'offense
Quand je t'ai dit va te faire
Aimer plutôt ailleurs
Je me sentais presque fier
De te briser le coeurJ'en avais eu ma dose
J'avais eu tout ton corps
Mais voilà que les choses
Se gatent pour mon sort
L'homme qui te console
Chez qui tu te réfugies
Et c'est là qu'on rigole
C'est mon meilleur ami
Quand vous prenez la pose
De l'impeccable amour
Tandis que je m'expose
Avec une fille d'un jour
Au fond de moi j'implose
J'ai le coeur comme un oedème
Je vais te dire une chose
Je t'aime Va dire à Charlie qu'il vit dans un bled
Où tu ne foutrais pas les pieds
Un tou du monde peuplé de bipèdes
Qui ne lisent même pas Libé
Va lui dire que tu n'attends rien des gens
Qui se contentent de peu
De quelques amis de quelques parents
Qui ne se plaignent pas d'être vieux
Va dire à Charlie
K Cokenstock
Editions Thoobett
Va dire à Charlie qu'il vit dans un bled
Où tu ne foutrais pas les pieds
Un trou du monde peuplé de bipèdes
Qui ne lisent même pas Libé
Va lui dire que tu n'attends rien des gens
Qui se contentent de peu
De quelques amis de quelques parents
Qui ne se plaignent pas d'être vieux
Vivre là c'est s'enterrer d'avance
Va dire à Charlie que c'est ça que tu penses
Va l'dire à Charlie
Va l'dire à Charlie
Va dire à Charlie que la vie n'est rien
Qu'une belle saloperie
Que tous les jours tu souhaites pour ton bien
La mort dans un raccourci
Va lui dire que l'existence t'ennuie
Lui qu'elle cantonne au sursis
Lui qui vit sous l'orage sans parapluie
Va lui dire que tu en chies
Tout va mal tout est perdu d'avance
Va dire à Charlie que c'est ça que tu penses
Ton nihilisme est une aubaine
Le dandisme des âmes en peine
Qui ne connaissent de l'ambulance
Que l'effet Doppler des sirènes
Va l'dire à Charlie
Va l'dire à Charlie
Tout va mal tout est perdu d'avance
Va dire à Charlie que c'est ça que tu penses
Ton nihilisme est une aubaine
Le dandisme des âmes en peine
Qui ne connaissent de l'ambulance
Que l'effet Doppler des sirènes
Va l'dire à Charlie
Va l'dire à Charlie
Va dire à Charlie toi qui mène la danse
Que le pays se portera mieux
Quand les malades auront l'élégance
Pour se guérir de faire un voeux
Va lui dire que son cas est si rare
Que le soigner coûte bonbon
Il n'a plus sa place en laboratoire
Qu'il aille donc au Téléthon
La santé c'est pas que des dépenses
Va dire à Charlie que c'est ça que tu penses
Quand tous les ans la vie l'appelle
Dans les couloirs d'un hopital
Pour y jouer son rappel
Sur le billard d'une martingale
Va l'dire à Charlie
Va l'dire à CharlieLe bonheur ne me rend pas heureux
K Cokenstock/ La Grande Sophie
Editions Thoobett
Regardez mes nouvelles shoes
Elles vont faire des envieux
Ecoutez elles chantent le blues
Des enfants de Lao tseu
Le bonheur ne me rend pas heureux
Un bel été tout en chaleur
Des jours et des jours de ciel bleu
Dans le livre des records
15000 enterrements de mieux
Le bonheur ne me rend pas heureux
Le bonheur ne me rend pas heureux
Au résultat du concours
Je décroche le premier prix
Toi tu restes dans la cour
Tes rêves inaboutis
Le bonheur ne me rend pas heureux
Le bonheur ne me rend pas heureux
Je t'aime à en mourir de fièvre
D'ailleurs je dépéris à vue
D'oeil et je pleure loin de tes lèvres
Et je tremble loin de ton cul
Le temps passe enfin je me calme
Adieu le fouet de la folie
Mais adieu aussi le napalm
Qui nous brûlait au fond du lit
Le bonheur ne me rend pas heureux
Ma curiosité s'émerveille
Elle veut en savoir toujours plus
Plus je découvre des soleils
Plus je nous trouve minus
Le bonheur ne me rend pas heureux
Un projet fou jeté en l'air
Auquel je ne croyais plus
La chance me donne le feu vert
Je le réalise je le tue
Le bonheur ne me rend pas heureux
Le bonheur ne me rend pas heureux
Je suis le roi de la fête
Quand je suis sou ça me va bien
Je plais et je fais des conquètes
Mais mon coeur donne des coups de frein
Le docteur me rassure et glisse
Que je ne tomberai pas malade
Il faut juste que je me nourrisse
Que de bouffe et de boissons fades
Le bonheur ne me rend pasMégalopolis
K Cokenstock/ K Cokenstock et Playback boys
Editions Thoobett
C'est une ville où j'ai vécu
J'aimais ses bruits draguer ses rues
Chercher la chance dans ses nuits
Détourner le sens de ma vie
Je m'agitais dans ses lumières
Pour qu'elle remarque ma présence
Je voulais sa reconnaissance
Un baiser d'amour en première
C'est un jeu d'enfant
Avec de la malice
Un peu de talent
Et quelques sacrifices
D'être un amant de Mégalopolis
J'ai tant donné qu'elle m'a offert
Une jolie gloire apprivoisée
Qui sourit sous les réverbères
D'un avenir climatisé
Oui mais la rondeur de la Terre
L'éclat des regards étrangers
Aussi la densité de l'air
Finirent un jour par me manquer
C'est un jeu d'enfant
Avec de la malice
Un peu de talent
Beaucoup de sacrifices
D'être un amant de Mégalopolis
Ça ne dure qu'un temps
La folie des caprices
Sitôt qu'on se rend
Compte du préjudice
D'être un amant de Mégalopolis
Tous ces gens croisés sans les voir
Loin du quartier des tours d'ivoire
Famille et amis de tout bord
Qu'on pert dans des aéroports
Je sais que je m'en
Irais par les coulisses
Un jour j'aban
Donnerai mes artifices
Adieu l'amant de Mégalopolis
Je prendrais le temps de parler à mon fils
Des hommes et du vent
Des fleurs d'amaryllis
Loin des tourments de Mégalopolis
De MégalopolisDes jours ainsi
K Cokenstock/ K Cokenstock et Playback boys
Editions Thoobett
Il y a des jours ainsi
On est mal avec tout
Le moral à genoux
À côté de la vie
Nous voilà dans la mire
Allergique au bonheur
Qui se rit du meilleur
Et lui préfère le pire
Il y a des jours ainsi
Il y a des nuits surtout
Dans des draps pleins d'orties
Sur un lit de cailloux
Le sommeil ne vient pas
Il couche sous les ponts
L'aube est est au-delà
Moribond
Il y a c'est ainsi
Il y a des jours ainsi
On les sait passagers
On les sent infinis
Le temps les a cloués
Au présent et l'on prie
Pour un retour en vie
Pour une renaissance
Dans les eaux d'insouciance
D'un ventre arrondi
Parce que les jours ainsi
Quand ils te mobilisent
C'est pour toute une exis-
-tence une traque sans répit
Ton nom sur une affiche
Le poids de tes amis
Et ta géographie
Ils s'en fichent
Il y a c'est ainsi
Il y a des jours ainsi
Il ya des jours aussi
Entre des mains aimantes
Sur des jambes grisantes
Qui dansent à minuit
Sous le brumisateur
D'une rosée d'envie
La vie reprend couleur
Il y a ces jours aussi
Alors un jour ainsi
J'aimerais cette chance
Au bout de la jouissance
M'endormir assouvi
Mourir en plein sommeil
Et faire un bras d'honneur
Au mal des profondeurs
Juste avant son réveil
Il y a c'est ainsi
Il y a des jours ainsi
Le voyageur
K Cokenstock
Editions Thoobett
Le voyageur se fait la malle
En prononçant des noms de villes
Chibougamau Guadalcanal
Et le voilà qui se défile
Même les endroits les plus tristes
Touvent grâce à son idél
Aucun ciment ne lui résiste
Il a l'avion sentimental
Laissez parler le voyageur
Qui n'a jamais quitté sa ville
Laissez partir le doux rêveur
Dans son tour du monde immobile
Il aime les gens qu'il rencontre
Le temps qu'il leur vole un visage
Même un salaud il n'a rien contre
Faut de tout dans un paysage
Il ne reste après son passage
Que le souvenir d'un prénom
Qui descend d'étage en étage
Dans la mémoire en construction
Laissez passer le voyageur
Qui s'est arraché de sa ville
Il n'est là que pour quelques heures
Laissez passer l'âme indocile
Il aimerait pouvoir aimer
Plus longtemps qu'une nuit ou deux
Mais l'art de la mobilité
C'est avant tou tdéfaire les noeuds
Il ignore quand il sera vieux
Dès qu'il pense au futur lointain
Ça dure quelques secondes au mieux
Avant qu'il ne songe à Pékin
Laissez s'enfuir le voyageur
Vers le mirage d'une autre ville
Laissez-le jouer l'arrache-coeur
Un méridien au bout des cils
Quand surviendra sa dernière heure
Quand il aura vu toutes les îles
Il s'en ira sourire au coeur
Comme lorsqu'il a quitté sa ville