Le grand blanc
Kent Cockenstock/ Arnaud Méthivier
Que viennent les années nouvelles je les ferai miennes au fil de leur temps qu'elles viennent, je les ferai belles monter sur la scène douze mois par an
Qu'elles prennent les départementales par monts et plaines avant le final fatal, tranquille ou brutal mais aussi normal, on l'oublie souvent
On oublie toujours dans les détours des tracas des pourquoi, des comment on est là on oublie aussi qu'avant le grand blanc l'éternité ne dure qu'un court instant
Que dansent les années patience autour de l'enfance au fil des naissances que dansent bonheur et nuisance au rythme des chances dans l'existence que glissent les illusions rapaces sur les joues lisses d'une vie tenace que puissent voler dans l'espace les années délice au d'ssus des messes-basses
|
|
On oublie toujours pour des sornettes les étoiles qui nous font lever la tête on oublie aussi qu'avant le grand blanc l'éternité ne dure qu'un court instant
Que viennent les années cruelles qui grincent et qui gènent à chaque mouvement qu'elles viennent aux saisons lointaines quand je les appellerai, pas avant qu'elles durent, le temps d'régler la facture et l'écriture d'un beau testament qu'elles prennent mes cliques et mes peines la vie dans mes veines et qu'elles foutent le camp
On essaie toujours d'oublier dans nos ébats qu'un beau jour ou l'autre on s'en ira on oublie souvent qu'avant le grand blanc l'éternité ne dure qu'un court instant
|