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Class prolo
K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett
Parait que les hommes naissent libres et égaux en droits
Ça dépend de tes rêves, ça dépend de tes choix
Dans la cour des immeubles avec vue sur la terre
Les rêves ont un arrière-parfum de hamburger
Alors dans ce contexte être un parfait naif
Ça fait voir un paquebot quand on n'a qu'un esquif
Ça fait croire au loto, au partage des chances
Mais dès qu'on lève la tête on sent une résistance
Résistance du dehors, résistance du dedans
Carapace de fer transparent
Elle plombe les mouvements et donne le sentiment
Si démobilisant d'usurper son talent
Le complexe est tenace même quand on l'exhorte
Il a peur de salir les poignées des portes
Qu'il faudrait défoncer pour qu'éclate la grâce
Et qu'elle se foute d'être une fille de qu'importeToute cette indulgence, cette condescendance
Quand le héros géné sort de sa carapace
Tous ces regards mouillés devant sa maladresse
Il bafouille et trébuche pour se faire une place
Il est là à douter, à mater son reflet
Une coupe à la main pour s'offrir une aisance
Et lire malgré lui des sourires double face
Parano incurable au passé imparfait
Privilèges normaux
Qualités essencielles
Une offre exceptionnelle
N'oublie pas, mon coco
C'est inscrit dans ton dos
A la place de tes ailes
En lettres de rappel
Sur le cuir de ta peau
Y'a la griffe Class Prolo
Ajamais Class Prolo
Class ProloIntime connexion
K Cokenstock/J Bastello
Editions Thoobett
Allez savoir quand ça s'déclare
Quand ça décolle, quand ça démarre
On est tout seul dans son désert
Ou noyé dans les courants d'air
Et tout-à-coup sans crier gare
Une connivence sort du brouillard
C'est lui, c'est elle et ça vous serre
Dans ses bras sans faire de manière
Appelons ça l'intime connexion
Rien ne peut résister à l'intime connexion
Allez savoir quand ça s'égare
Quand ça déconne, quand ça s'éffare
Ça se raidit, se met en deuil
Quand l'amour vient vous faire de l'oeil
La confidence tourne le dos
La méfiance a le dernier mot
On est les rois tant qu'on est deux
Dè qu' on est trois, ça fait des noeudsAppelons ça l'intime connexion
Rien ne peut résister à l'intime connexion
Même les plus grandes convictions
Tombent à genoux devant l'intime connexion
Allez savoir quand ça s'en va
Et si ça meurt quand ça s'en va
Rappelez-vous tous ses défauts
Tous les revers de son égo
Laissez pourrir sous la rancune
Le cadavre de la douleur
Un an, un jour, une petite heure
Il y poussera une fleur
Appelons ça l'intime connexion
Rien ne peut résister à l'intime connexion
Même les plus grandes convictions
Tombent à genoux devant l'intime connexion
Tombez à genoux devant l'intime connexion
Appelons ça l'intime connexion
Tombez à genoux devant l'intime connexionTout est là
K Cokenstock/M Etzioni /H paul
Editions Thoobett/EMI Publishing France/Prophet Sharing Music
Je crois que tout est là
Pour une vie meilleure
Tout est là
Elle attend son heure
Mais on oublie tout et puis on s'habitue
Aux histoires qui descendent dans la rue
Pourtant tout est là
Inutile de chercher ailleurs
Tout est là
La liste des erreurs
Tout est là
Les secrets du malheur
Mais on oublie tout et puis on s'habitue
À l'histoire qui défile dans la rue
On se dit aussi que tout est joué d'avance
Inutile de changer de cadenceOn guette l'arrivée d'un ange
Qui nous montrerait le chemin
Vers un futur qui nous arrange
Alors que déjà dans nos mains...
Tout est là
Pour une vie meilleure
Tout est là
Elle attend son heure
Tout est là
On en a gros sur le coeur
Car la route est longue et bordée de snippers
Tête vide rivée sur le viseur
Et au bout d'cett'route y'a toujours une lueur
Qui brille un peu plus à chaque fois
Qu'un homme s'y aventure pour voir si tout est là
Les gens du monde
K Cokenstock
Editions Thoobett
Une bonne bonne gueule en capital
Un CV continental
La planète pour se distraire
Des millions de gens à qui plaire
Plutôt grands et plutôt forts
Plutôt vivants même morts
Plutôt sourire plutôt chance
Plutôt la belle existence
"Les gens du monde" baignent ton coeur dans l'ether
"Les gens du monde" rendent les peines éphémères
"Les gens du monde", le monde, c'est pas leur problème
"Les gens du monde" veulent seulement qu'on les aime
Tu as juste tes deux mains
Pour cacher ton chagrin
La colère en caractère
Pour repousser tes misères
Heureusement ils sont là
Tu les tegardes et ça va
Un coup d'oeil à leur poster
Et tu retrouves la lumière"Les gens du monde" tes cris et ta détresse
"Les gens du monde" tu sais ça les agresse
"Les gens du monde" le monde, c'est pas leur problème
"Les gens du monde" veulent seulement qu'on les aime
Et quand ils ont des ennuis
Ce sont les tiens aussi
Ils t'implorent du regard
Et tu oublies leurs écards
Ils sont d'innocents coupables
Ils sont toujours admirables
Et quand bien même ils t'ignorent
Ils faut que tu les adores
"Les gens du monde" il faut pas qu'on les bresse
"Les gens du monde" il faut qu'on les caresse
"Les gens du monde" le monde, c'est pas leur problème
"Les gens du monde" veulent seulement qu'on les aime
"Les gens du monde" veulent seulement qu'on les aime
"Les gens du monde" veulent seulement qu'on les aimePierre et Paul
K Cokenstock/J Bastello
Editions Thoobett
Ça se balade en ville
Ça porte sa vie dans une poche
Ça ressemble à un prince
Ou bien ça ressemble à une cloche
Ça sourit aux enfants
Ça fait pleurer les femmes
Ça regrette mais ça fout le camp
Ça se file des coups
Ça se tombe dans les bras et ça se prend par le cou
Ça s'appelle Pierre ou Paul
Ça se coule dans un moule
Ça se pert dans la foule
Ça pourrait être un homme
Ça tire sur les passants
Ça gueule dans un micro
Ça se jette d'un pont
Ou bien ça s'en va sac au dos
Ça mesure les étoiles
Ça s'invente des pièges et ça compte ses morts
Ça se cherche une idole
Ça veut avoir une âme et ça cultive son corpsÇa s'appelle Pierre ou Paul
Ça se coule dans un moule
Ça se pert dans la foule
Ça pourrait être un homme
Ça s'appelle Pierre ou Paul
C'est bon quand c'est tout seul
C'est beau quand ça pardonne
Quand ça s'appelle un hommeLes petits métiers
K Cokenstock
Editions Thoobett
Les petits métiers
Qui font les nuits se coucher
Qui font les jours se lever
Qui font briller le fond des éviers
Les petits métiers
Qui nourrissent la planète
Entre dépenses et recettes
Sandwitchs, hamburgers à la sauvette
Les petits métiers
Qui de la vie améliorent
Les jardins et qui encore
Désherbent nos pierres après la mort
Les petits métiers
Qui se servent de leurs mains
Qui n'ont pas le temps de bien
Surfer dans l'univers de demain
Les petits métiers
Qui se pressent derrière la mode
Dernier cri qu'on raccommode
Pour une terre d'asile en exodeLes petits métiers
Qui s'assoient derrière leurs caisses
Qui attendent sans promesse
Un mot gentil teinté d'allégresse
Les petits métiers
Qui se faufilent derrière
Les coulisses des affaires
Dans l'idée d'épouser une carrière
Les petits métiers
Qui déchargent des camions
Qui branchent les lights et le son
Pour que s'illuminent mes chansons
Petits métiers, immense humanité
Pilotis du monde aveugle et surmené
On peut toujours chanter que tout va changer
Les beaux discours ne tuent pas les petits métiersDes roses et des ronces
K Cokenstock/R Didier
Editions Thoobett
Qu'est-qu'on attend de nous
Tu parles d'une question
Quand on parait si mou
Devant la conviction
Que c'est bien d'être un homme
Toujours un peu plus sourd
À c'qui tient en éveil
Et se lèv' tous les jours
Oublieux de la veille
Qu'est-qu'on attend de mieux
Au bar d'un TGV
Sur un quai de banlieue
Avant la mise à feu
D'une grève ferrovière
La vie est un cadran
Un rond de camembert
À nonant' neuf pour cent
De matière ordinaire
Il y a des roses, il y a des ronces
Y' a du piquant dans la réponse
Qu'est-qu'on attend de nous
C'est qui nous, c'est qui on
À quel âge on s'en fout
De toutes ces questions
Qui nous prennent le cigare
Unjour on en a marre
On préfère le silence
C'est la peur du hasard
Qui choisit le bon sens
Et viens fermer les stores
En attendant la mort
On va s'faire l'amour
Qui nous donne un peu plus
Mais on en fait le tour
En trouvant des astuces
Qu'est-qu'on attend de moi
Qu'est-qu'elle attend pour dire
Qu'il faut bien faire un choix
Dans la joie du moins pire
Il y a des roses, il y a des ronces
Y' a du piquant dans la réponse
Qu'est-qu'on attend de moi
Qui rue dans les brancards
M'en prenant à la loi
La morale aux abois
Armé d'une guitare
Qu'est-ce que j'attends au fond
Cassandre en promotion
Dénonçant les appels
À la résignation
Qui font baisser les ailes
Dans cette catégorie
Il faut être un champion
Plus vous faîtes du bruit
Plus vous avez raison
On vous ouvre les portes
La foule vous transporte
Elle vous dit bravo
Soyez notre gourou
C'est s' qu'on attend de vous
Il y a des roses, il y a des ronces
Y' a du piquant dans la réponse
Qu'est-qu'on attend de fort
En passant à la banque
En allant faire du sport
En battant des records
En f'sant le saltinbanque
Après la mise au monde
Avant la mise au trou
Sur cette mappemonde
Qu'est-qu'on attend de nousManhattan
K Cokenstock
Editions Thoobett
Un jour ou l'autre s'amène
Sans qu'on le voit venir
Le licenciement suprême
L'abandon des désirs
Adieu les îles à perpète
Les princes et les déesses
Les podiums, la foule offerte
Bonjour tristesse,
Finie la vie en flèche
Le goût pour la voltige
On a perdu la pêche
Réalisme oblige
C'est fini pour Siracuse
Salvador nous en veut
On se tricote des excuses
Au coin du feu
Mais Manhattan se porte à merveille
Manhattan couche avec le ciel
Manhattan n'a jamais de tels
Etats d'âme
On pert en grands sentiments
Ce qu'on gagne en principes
Y'a plus guère qu'au restaurant
Qu'on va sortir ses tripes
L'alcool nous monte à la tête
On se lève, on s'excuse
et voilà dans les toilettes
Qu'on pleure Syracuse
On s'en va prendre l'air
Ça fait rire les amis
Vite, un Halka Seltzer
Allez, c'est fini
Mais longtemps après minuit
Assis dans la cuisine
Nous tient toujours une envie
De très hauts buildingsEt Manhattan se porte à merveille
Manhattan couche avec le ciel
Manhattan n'a jamais de tels
Etats d'âme
Manhattan se porte à merveille
Manhattan danse avec le ciel
Manhattan n'a jamais de tels
Etats d'âmeTentation
K Cokenstock/J Bastello
Editions Thoobett
C'était quelque part en province, un soir de grande résolution
Faut savoir s'élever, rebooster l'encéphale
Revaloriser l'Homme dans ce corps animal
Promis, juré, craché,c'est sûr, c'est bon
Sortez le droit chemin que je me rende à la raison
Y'avait cette tentation qui me parle une langue qui me touche
Son désir voulait seulement forcer l'issue de ma bouche
Mais voilà justement c'était un soir de grande résolution
Chassez la tentation
Elle revient la tentation
Action, vitesse, orgasme, ivresse
Un bon quota d'expériences au nom de la jeunesse
Mais il est bon pour son âme de se dégager de la tentation
C'est un affaire de choix entre plaire et se plaire
Oui, mais choisir c'est exclure et exclure c'est soustraire
Plus je cède à la raison plus je goûte à la dépression
Aussi je me demande bien aujourd'hui pourquoi j'ai dit nonChassez la tentation
Elle revient la tentation
J'ai la patate en berne et le moral acide
Je sens que si ça continue, ma vie va faire un bide
Je vois des jours qui passent, des nuits vides
Un siècle qui s'avance sous un soleil impavide
Comme remède à ma mélancolie, je ne vois qu'une solution
Je serai sage un jour, je serai moine un jour
En attendant je fais l'avion
Aujourd'hui je lance un avis de recherche à la tentation
Chassez la tentation
Elle revient la tentation
Chassez la tentation
Elle revient la tentation
Cherchez -la, trouvez-la, rattrapez-la, touchez-la
Tenez-la, prenez-la, embrassez-la, aimez-laLa couleur de temps
K Cokenstock/ H paul
Editions Thoobett
L'amour qui naît, l'amour qui meurt
Une crise de larmes, un bouquet de fleurs
Lui dire adieu ou bien l'aimer encore plus fort
Tout ça dépend de la couleur du temps
La vie qui va vers des jours meilleurs
La vie qui vient pleurer ses malheurs
Devenir combattant, devenir déserteur
Tout ça dépend de la couleur du temps
Les vrais prophètes, les charlatans
La fin d'une guerre, un débarquement
L'envie d'être père, l'envie de rester enfant
Tout ça dépend de la couleur du temps
Une vie qui se prend au sérieux,
Une vie qui ne serait qu'un jeu
Les défis, les offenses, les amis, les enjeux
Tout ça dépend de la couleur du temps
Le courage d'être plus ou moins vieux
Sans oublier les raisons de faire de son mieux
Une époque, un instant
Et le même sentiment
Se partage en murmures
Se déchire en mourant
Même la couleur des gens
C'est bien moins important
Sur tous les continents
Que la couleur du tempsAinsi soit-elle
K Cokenstock
Editions Thoobett
Ça parait une évidence à la rue comme à la scène
La silhouette s'avance, y'a des talons, de la dentelle
On dit, c'est de l'élégance, c'est de la femme, ça se veut belle
Mais plus loin qu'une apparence qui sonne creux quand on l'appelle
Ainsi soit-elle
Du bout de son âme à ses envies imprévues
Ainsi soit-elle
De "je t'aime" à "je ne t'aime plus"
Elle donne la vie comme elle vient, elle connait le prix du sang
Elle est une saison chaude pour les hivers d'un enfant
Ses seins chassent les nuages, son ventre est un océan
Dans ses abysses le temps peut se perdre infiniment
Ainsi soit-elle
Du bout de son âme à ses envies imprévues
Ainsi soit-elle
Du bleu de ses peines au bonheur attendu
Ainsi soit-elle
De "je t'aime" à "je ne t'aime plus"Elle joue la vie à la légère mais elle l'aime à perdre haleine
Dans le luxe d'une audace entre deux cernes cruelles
Elle est un moineau dans son lit qui grelotte, faut qu'on l'étreigne
Elle est aussi une porte qui claque si je la refuse telle quelle
Telle quelle
Un homme souvent c'est quatre murs qui se retiennent de pleurer
Devant une pizza surgelé qui cache sa vérité
Tout un bien-être à venir est dans une félicité
Perdue dans des plis de pudeur qui l'empèche de déclarer
Ainsi soit-elle
Du bout de mon âme à mes envies imprévues
Ainsi soit-elle
Du bleu de mes peines au bonheur absolu
Ainsi soit-elle
On s'en fait trop, on s'en fait moins
Et ça va comme ça
C'est déjà bienJ'oublie
K Cokenstock
Editions Thoobett
Je paie des coup
J'oublie
Je donne des coup
Ha ha
J'en cherche aussi
J'oublie
Je tiens le coup
Ha ha
J'attends mon tour
Cent fois par jour
Qu'on m'colle une prime
D'adrénaline
Tout dans le style
Pour le mouvement
Va pour cett' fille
Pas trop lomgtemps
Mais faudrait pas que j'oublie
Faut pas que j'oublie
Qu'est-ce qui ne faut pas
Que j'oublie
Mais faudrait pas que j'oublie
Faut pas que j'oublie
Qu'est-ce qui ne faut pas
Que j'oublie
Je crois en rien
J'oublie
Pas fait d'étude
Ha ha
Des certitudes
J'oublie
J'en sais trop rien
Ha ha
Un T-shirt noir
Peut-être un string
Ell' tape un' frime
Rêve en Jaguar
Elle dit son nom
Comment déjà
Va pour cett' fille
J' m'ennuie déjàMais faudrait pas que j'oublie
Faut pas que j'oublie
Qu'est-ce qui ne faut pas
Que j'oublie
Mais faudrait pas que j'oublie
Faut pas que j'oublie
Qu'est-ce qui ne faut pas
Que j'oublie
J'oublie
J'oublie
J'oublie tout
J'oublie
J'oublie
J'oublie
J'oublie tout
J'oublie
Cent fois par jour
J'attends mon tour
Qu'on m'colle une prime
D'adrénaline
Passer la vie
Gagner du temps
Va pour cett' fille
Pour le mouvement
Mais faudrait pas que j'oublie
Faut pas que j'oublie
Qu'est-ce qui ne faut pas
Que j'oublie
Mais faudrait pas que j'oublie
Faut pas que j'oublie
Qu'est-ce qui ne faut pas
Que j'oublie
J'oublie...