www.kent-connection.net

Kent-Enfin seuls !

Gare de Lyon

K Ternovtzeff/ F Bréant & H Marignac
Editions Emma Production

Gare de Lyon
La rage aux talons
J'essaie de calmer mes nerfs en leur causant de voyage
Loin d'ici
Ça ferait du bien
Changer d'air et revenir câliner mon destin
Lui pardonner
Tout le temps que je mets à faire mon chemin

Un jour, sourire aux lèvres
Tant que tes lèvres en seront fendues
Tu sauteras ta barrière et bien au dessus
J'enverrai valser mes déconvenues
Ma malchance et mes peines
Bras dessous, bras dessus

Gare de Lyon
La rage aux talons
Je mettrais bien de côté ma vie
Tu la trouves mal foutue
Ça me dirait d'avoir un train-train
De voir du pays, le coeur sur la main d'un chéri
Sous la couverture
Derrière le carreau, mes rêves au chaud

Changement de tableau C'est parti! enfin... parti!
Takkha! takkhoum!
Par ici la belle vie
Relever les oreilles basses
Et que ça sourie
Je dois bien avoir une étoile quelque part, hein?
Mais oui!



Qu'est-ce qu'on paie
De ne pas être pareil
Que le restant de la couvée
T'en a fait les frais
Mais j'aime pas
Qu'on me dise ce qui me va
Ni les uniformes ni les parcours obligés
N'auront jusque là réussi à m'apprivoiser

Un jour, sourire aux lèvres
Tant que noss lèvres en seront fendues
On sautera la barrière et bien au dessus
Envoyons valser les déconvenues
La malchance et les peines
Bras dessous, bras dessus

Takkha! takkhoum!
Par ici la belle vie
Relever les oreilles basses
Et que ça sourie
On dois bien avoir une étoile quelque part,
Hein, dis?

La rage aux talons

Cette vie qui passe

K Cokenstock
Editions Thoobett-Emma Production

Naître
C'est déchirer un cri
De terreur ou d'amour
Qui brûle la poitrine
Pour se donner le jour

Voir
Un prisme de géant
Le premier sein du monde
des regards et des dents
Savoir qu'on est content

Vivre
Ni comment ni pourquoi
Sur des jambes qui poussent
Une tête en tous sens
L'inconnu à ses trousses

Etre
Un peu plus à chaque heure
Explorer le courage
Se déterrer un coeur à la force de l'âge

Faire
D'abord comme les grands
Puis vouloir le contraire
Se projeter rebelle
et faire comme son pè
Dans cette vie qui passe

Plaire
Au gérant de nos actes
Aux démons tentateurs
À la bonne conscience
Au choix de son ardeur





Rire des plaisanteries grasses
Des plaisanteries fines
Rire après qu'on s'engueule
Rire avnt qu'on s'embrasse

Fondre en larmes impudiques
Oublier d'être un mur
À la première mort
À la sale rupture

Fuir Devant trop d'importance
Attachée à l'ouvrage
D'une brève existence
Ceinturée de péages

Craindre
La folie des grandeurs
Le trop juste milieu
De ne pas vivre vieux
De ne pas vivre jeune
Dans cette vie qui passe
Dans cette vie qui passe

Croire qu'on va mener sa barque
Sur un étang limpide
Et voir au fil de l'eau
Qu'on descend des rapides

Taire se affres et ses doutes
Feindre un sourire d'assurance
Boire à la santé des nôtres
Dire
Autant qu'on peut le dire
Qu'on a quand même de la chance
Dans cette vie qui passe
Dans cette vie qui passe
Dans cette vie qui passe

J'ai le Gene Kelly

K Cokenstock/ J Bodart - O Bodson
Editions Thoobett-Templar Music

Qu'importe ce matin
Le mauvais goût du café
La radio du voisin
La vaisselle dans l'évier
C'est un jour sans réalité

Pourtant je suis le même
Qu'hier dans le même pays
Mais les drames de la veille
Semblent des comédies
Simplement aujourd'hui
J'ai le Gene Kelly

Donnez-moi vos tracas, vos soucis
Profitez-en quand j'ai le Gene Kelly
Couvrez-moi de problèmes et de pluie
Car aujourd'hui, moi, j'ai le Gene Kelly

Ce n'est pas du courage
Ni même de l'inconscience
Ni les leçons de l'âge
Ni celles d'une science
Simplement ma raison
Qui prend des vacances

Le cafard, la colère, le mépris
Je m'en balance quand j'ai le Gene Kelly
Laissez-moi me tremper sous vos pluies
Tout en chantant que j'ai le Gene Kelly



Surtout ne pas savoir
Pendant combien de temps
Peut bien durer ce jour
Avant que ne revienne
Le désert ambulant
D'une journée sans amour

Les journées sans amour
Ont des couteaux dans les poches
Et des yeux tout autour
Qui ne voient que du moche
Le regard perclus de reproches
Aussi quand se ramènent
En pointillés pétillants
Les douceurs aériennes
D'un réveil indulgent
Sans calcul, sans compter
Sans arrière-pensées

Donnez-moi vos tracas, vos soucis
Profitez-en quand j'ai le Gene Kelly
Couvrez-moi de problèmes et de pluie
Car aujourd'hui, moi, j'ai le Gene Kelly
Le cafard, la colère, le mépris
Je m'en balance quand j'ai le Gene Kelly
Laissez-moi me tremper sous vos pluies
Tout en chantant que j'ai le Gene Kelly
Gene Kelly

J'ai le Gene Kelly

Le bord des larmes

K Cokenstock
Editions Thoobett-Emma Production

C'est une zone inondable
Où j'aime aller nager
Aux saisons incurables
De chagrins rejetés
Qui débordent d'un mot
D'un geste ou d'une idée
Sur le bord de l'eau des larmes

Où ma raison se noie
À vouloir endiguer
La crue de mes émois
Dans un coeur en vallée
Des vagues de faiblesse
Ballottent mes pensées
Sur le bord de l'eau des larmes



C'est un bain sentimental
Où je perds souvent pied
La source lacrymale
D'une fièvre esseulée
Se troublant sous la pluie
D'un amour échoué
Sur le bord de l'eau des larmes
Sur le bord de l'eau des larmes

C'est une plage amère
Où je me laisse choir
Une triste rivière
Qui mouille mon histoire
Une onde la traverse
Quelqu'un vient-il nous voir
Sur le bord de l'eau des larmes
Sur le bord de l'eau des larmes

Ciel noir, ciel bleu

K Ternovtzeff/ F Bréant
Editions Thoobett-Emma Production

C'est la même eau sur nos visages
Qui nous confond, triste ou bien heureux
Une eau-forte qui se propage
De caresses en manques et puis les deux

De flamme en soupir
Tu brûles au même feu
Tu joues le même jeu
Mon ciel noir, mon ciel bleu

C'est le même sein sous un corsage
Qui accorde le gosse ou l'amoureux
Arme ronde qui fait des ravages
De babil en "je t'aime" contagieux

De flamme en soupir
Tu brûles au même feu
Tu joues le même jeu
Mon ciel noir, mon ciel bleu



C'est le même soleil qu'on partage
Il suffirait de lever les yeux
Sur la même pente qu'on dévale
Les hommes, les femmes, les enfants, les dieux

De flamme en soupir
Tu brûles au même feu
Tu joues le même jeu
Mon ciel noir, mon ciel bleu

Tu brûles au même feu
Ciel noir, ciel bleu

Les taxis du monde

K Cokenstock
Editions Thoobett-Emma Production

La valise en cuir remplie de gloire à venir
Costume et Ray Ban dans un taxi à Manhattan
Deux gars de la Jet Set tirent des plans d'avenir
Sur le marché de nos ennuis, y se font un vrai paradis

Dans tous les taxis du monde
Y'a pas que des ambitieux
Qui prennent la vie pour un chien
Qui fait le beau quand ils veulent bien
Au fond des banquettes arrières
Se bercent aussi des amoureux
Dans le manège de leur ville
Dans la ronde des banlieues

La valise en toc, bloqué dans les rues de Bang...kok
Cerné de Tuktuk dans un taxi qui n'tient plus!... choc
Un pauvre touriste qui a cassé sa brelo...loque
Comprend que son avion n' l'attend plus dans les starting... blocks

Dans tous les taxis du monde
Y'a pas que des malchanceux
À qui la vie joue des tours
Et qu'elle mène au compte à rebours
Au fond des banquettes arrières
Se bercent aussi des amoureux
Dans le manège de leur ville
Dans la ronde des banlieues



Pas de valise mais la main dans la main dans la main
Les cieux dans les yeux et les yeux dans les yeux
Et la nuit qui va et vient dans son cortège urbain
Protège le taxi où couvent les amoureux

Dans tous les taxis du monde
Y'a pas que des amoureux
Mais quand on est bien à deux
On se fout du reste du monde
Au fond des banquettes arrières
Se jouent des airs silencieux
Qui durent le temps d'une ville
D'une ronde de banlieues

Au fond des banquettes arrières
Se jouent des airs silencieux
Qui durent le temps d'une ville
D'une ronde de banlieues
Et tous les taxis du monde bercent les amoureux

Quelle belle entente

K Cokenstock/ F Bréant
Editions Thoobett-Emma Production

Mais comment font les autres gens
Pour se fair' la gueul' tout le temps?
P'têt' qu'au fond c'est plus distrayant
Mais je plaisante!

Quelle belle entente!
Ça pourrait bien durer toujours
On est des vrais bêt's à concours
Enfin surtout toi, mon amour
Mais je plaisante!

Ho! tu plaisantes
J'ai parfois vu dans ton regard
Comm' des reproch's à mon égard
Mais j' veux pas chercher la bagarre
J'suis pas méchante

Juste un peu chiante
Le temps qu'tu pass's au maquillage
En coiffure et en commérages
Tandis que j'me tap' le ménage
J'suis ta servante

Qu'est-ce que t'inventes?
Qui c'est qui choisit tes chaussures
Tes chemises, et mêm' tes lectures?
Qui te retient quand tu vas sur
La mauvaise pente?



Quelle indécence!
Aller crier ça sur les toits
Quand je pense à tout c' que tu m' dois
Fout l'camp, je n' veux mêm' plus de toi
Comme figurante!

Mais ça me tente
Imagine-toi depuis lontemps
L'idée de te laisser en plan
On va voir comment tu t'y prends
Si je te plante

À la suivante!
Un' de perdue, dix de trouvées
Je t'aurai vite remplacée
Mais après ne viens pas pleurer
Pauvre arrogante!

Quelle belle entente!
Allez, finie la comédie
Petasse!
Crétin!
Morue!
Pourri!
J'en ai soupé, je la maudis
La belle entente!

Les épouvantails

K Cokenstock/ F Bréant
Editions Thoobett-Emma Production

Tout est bien, tout va bien tant qu'on n' se dit pas tout
Les mots sont merveilleux tant qu'on n' se dit pas tout
Mais un jour, va savoir, la mélodie défaille
Illusion, vérité, qu'importe, ça déraille

Nous voici deux épouvantails
Amis d'hier dans la bataille
Le mal a su trouvé la faille
Changer notre bonheur en paille
Dont on fait des épouvantails

Une amitié ça rouille comme de la ferraille
Si on laisse le venin filtrer dans ses entrailles
Au fond de nous toujours y'a un égo qui raille
Réclamant pour lui seul la paire de médailles



Nous voici deux épouvantails
Amis d'hier dans la bataille
Le mal a su trouvé la faille
Changer notre bonheur en paille
Dont on fait des épouvantails

Après le temps béni, le temps de épousailles
Voici venu le temps, le temps de représailles
Aucun ne se rappelle pourquoi, comment, quel vent
A fait tourner l'humeur des meilleurs sentiments

Nous voici deux épouvantails
Amis d'hier dans la bataille
Le mal a su trouvé la faille
Changer notre bonheur en paille
Dont on fait des épouvantails

Quand on était deux

K Cokenstock/ F Bréant
Editions Thoobett-Emma Production

C'est si beau ce que voient mes yeux
c'est si bon ce que boit ma bouche
C'est si doux ces rires que j'entends
C'était mieux quand on était deux

C'est si bien d'avoir des amis
C'est si gai autour d'une table
Si plaisant d'être tous ensemble
C'était mieux quand on était deux

Je peux ne plus penser à nous
Une minute ou deux
Ne plus penser à toi
M'intéresser aux autres, à leurs chiens, à leurs chats
Dériver, m'enivrer
Mais je ne peux pas t'oublier

Tout à faire et tout à connaître
Toute une vie, toute une planète
Tout ce temps avant d'être vieux
C'était mieux quand on était deux



Tant de mots et autant d'images
Chaque instant écrit une page
C'est si long de la lire seule
C'était mieux quand on était deux

Je peux ne plus penser à nous
Une minute ou deux
Ne plus penser à toi
M'intéresser au bien, au mal
Aux chiens, aux chats
M'emporter, divaguer
Mais je ne peux pas t'oublier

C'est si doux ces draps de coton
C'est si chaud sous ma couverture
C'est si grand ce lit où je dors
C'était mieux quand on était deux
C'était mieux quand on était deux

Quand on y pense

K Cokenstock
Editions Thoobett-Emma Production

Y'en a qui veulent se pendre au collant de leur ex
Se jeter sur les rails du prochain train pour Lyon
S'endormir à jamais Epéda Témesta
Ou se tirer une balle comme on vide son verre

Tout ça parce que la vie n'est pas celle qu'ils attendent
Que l'amour fait des siennes et que trop de cons la ramène
Je comprends tellement ça il y a des jours j'en suis
De cette liste d'attente à la remise d'un prix

Oui mais la vie n'a pas de prix
Ni distinction ni mépris
À chaque jour à chaque nuit
Je suis mon seul ennemi
Entre une petite chance et pas mal d'ignorance
L'espoir est la seule récompence

Quand on y pense
Quand on y pense

J'en ai vu des brouillards et j'en traverse encore
Dans le bruit d'une usine, sous le ciel d'un palace
La mémoire et le coeur sans prévenir nous bousculent
Et kidnappent nos rires dans un siphon d'angoisse



Je peux toujours courir pour connaître la date
Le lieu et le montant de l'impossible rançon
Dans ces cas rien ne bouge excepté la gamberge
Qui accuse en colonnes le prix de mon dépit

Oui mais la vie n'a pas de prix
Ni découvert ni crédit
Sous le soleil et sous la pluie
Je suis mon seul ennemi
Santé, bonheur, amour, amitié, délivrance
L'espoir est la seule récompence
Quand on y pense

Quand on y pense
Quand on y pense

Oui mais la vie n'a pas de prix
Ni distinction ni mépris
À chaque jour à chaque nuit
J'en fais ma pire ennemi
Non la vie ne fait pas de prix
Ni découvert ni crédit
Sous le soleil et sous la pluie
Je suis mon seul ennemi
Entre une petite chance et pas mal d'ignorance
L'espoir est la seule récompence
Quand on y pense
Quand on y pense
Quand on y pense

Enfin seuls

K Cokenstock/ F Bréant
Editions Thoobett-Emma Production

Enfin seuls
Un peu de temps pour moi
Me poser sur une branche
Arrêter les loopings
Arrêter l'avalanche

Enfin seuls
Suivre sans retenue
Un air à l'impromptu
Un air de connivence
Un p'tit air de vacances

Enfin me faire la belle
Enfin ne plus faire le beau
Ne plus répondre aux appels des "y' a qu'à"
Et "fais-ci" et "fais comme ça"
"Sois battant", "Sois cruel"
Un sourire et ça passera"
"Donne tout, donne-toi"
"Tout est bon tant qu'on y croit"
Rendez-vous, haut les mains, rendez-moi

Enfin seuls
Á caresser tes joies
Á te chercher des poux
Á te prendre le chou
Mais partager ta voix



Enfin seuls
Á rire de tes doutes
Á te casser les pieds
T'envoyer balader
Mais partager ta route

Enfin me faire la belle
Enfin ne plus faire le beau
Répondre quand tu m'appelles "au secours"
La routine est un linceul
Allons donc faire un tour
Laissons là nos camisoles
Trouvons-nous sans détour
Un petit coin de parasol
Rendez-vous tout de suite seul à seul

Enfin seuls
Enfin penser à nous
Ne plus penser à soi
Etre enfin près de toi
Etre enfin près de nous
Enfin seuls
Enfin seuls

Un paradis pour ma pomme

K Cokenstock/ F Bréant
Editions Thoobett-Emma Production

Si c'est une île
Aucun bateau ne l'a trouvée
Si c'est un fruit
Aucune main ne l'a touché
Si c'est une ville
Aucun sang n'y a coulé

Ce paradis n'est pas pour ma pomme
Pour ce paradis y'a maldonne

On a la mer, ça fait passé les misères
Même en hiver on a des fraises au dessert
Paris en métro, Vincennes à vélo
C'est ça le paradis pour ma pomme
C'est ça le paradis

C'est reparti pour un tour, la gueule au vent
L'amour est toujours en mouvement
Le moral est sourd aux accidents
La vie paie comptant
Encore faut-il s'estimer content
Pour nous c'est à prix coûtant



Si c'est une île
C'est un territoire de notables
Si c'est un fruit
C'est une denrée monnayable
Si c'est une ville
L'air y est irrespirable

C'est ça le paradis pour ma pomme
Le faux paradis pour ma pomme

Y'en a qui disent:"C'est comme ça faut bien s'y faire
Chacun sa mouise! " Tu parles d'un commentaire!
Acheter des fleurs pour une âme-soeur
C'est ça le paradis pour ma pomme
C'est ça le paradis

Tu t'laisses aller

Ch Aznavour
Editions Raoul Breton