www.kent-connection.net

Kent-Tous les hommes

Tous les hommes

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

Tous les mômes veulent devenir des hommes
La cigarette au lieu du bubble-gum
Avoir une auto et mettre la gomme
Être un champion à tous les critériums
Tous les mômes veulent devenir des hommes
Ils nous voient toujours plus beau que nous sommes
Ils ne se contentent pas du minimum
Vivre et aimer toujours au maximum
Tous les mômes ont une belle idée des hommes
Ils savent nous faire oublier c'que nous sommes
Si on sait redevenir haut comme trois pommes
Chacun de nous pour eux est au summum

Mais l'âge et le temps racollent
Les petits mômes
Au fil du temps s'adonnent
Les petits hommes
Au décorum

Tous les mômes veulent devenir des hommes
Grands comme le plafond du planétarium
Avoir une fusée et mettre la gomme
Tuer les dragons du pandémonium
Tous mes mômes ont une belle idée des hommes
Ils n'ont pas besoin de curriculum
Pas besoin non plus de faire un référendum
Chacun de nous pour eux est au sommum

Refrain

Ecoute ton coeur de môme qui bat encore
Ecoute ce coeur de môme espère encore
Ecoute ce coeur de môme jusqu'à ta mort
Jamais, jamais n'abandonnera tes rêves de chercheurs d'or

Tous les hommes veulent redevenir des mômes
Replonger dans des rêves polychromes
Les genoux couverts de mercurochrome
Médaille en chocolat pour tout diplôme
Tous les hommes ont une belle idée des mômes
Tant pis si sous le lit y'a des fantômes
Si on sait redevenir haut comme trois pommes
Chacun de nous est au sommum

Refrain

Pourtant ça n'te plaît pas le décorum
Pourtant tu n'aimes pas le décorum
Pourtant tu n'en veux pas du décorum

Au revoir adieu

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

Moi qui voulais l'aventure,
Qui m'ennuyais à tout prix,
Aujourd'hui j'peux dire que j'suis servi
Par ta lettre de rupture.
J't'ai souvent dit des injures.
Tu m'en as fait voir aussi.
Il faut faire avec, comme on dit,
N'empêche que là, c'est un peu dur,

{Refrain:}
Il faut se dire adieu,
Se dire au revoir.
Ça dépend des dieux.
Au r'voir, adieu

J'suis pas certain d'être mûr
Pour apprêcier l'raccourci
Que tu m'fais prendre, entre nous soit dit.
J'aurais préféré l'usure.
C'est la première fois, je le jure
Qu'être positif, ça me nuit
Mais si c'est Elisa qui le dit,
J'me perds pas en conjectures.

{Refrain}

Il y a une chose qui est sûre :
J'y reconnais mes amis,
Ceux qui s'indignent, ceux qui s'enfuient,
Ceux qui se signent et murmurent
Mais avec le noyau dur,
Ceux qui restent à mon sursis,
Je vais te bouffer, ô ma vie.
J'bouff'rai même tes épluchures. {Refrain x2}

Je suis un kilomètre

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

Je suis un kilomètre et je suis un quartier
Autour de mon nombril,
Oriental de Belleville,
Cuir doré du Sentier,
Cadavre exquis au Père Lachaise,
Remord vivant en Gare de Lyon, Saint-Martin, champion d'aviron, Saint-Denis, marchandeur de baise.

Je suis dix kilomètres et je quitte la ville
Sur son périphérique
En bretelles concentriques,
Arène automobile,
Banlieues grisâtres au sang mêlé,
Petits pavillons à lucarnes,
Maisons repues en bord de Marne,
Aéroport dans la foulée.

Je suis cent kilomètres et je suis la province
Verte sous la carlingue,
Indifférente au zinc,
Souligné d'un trait mince,
Paysage encore épargné
Où l'industrie fait ses besoins
Entre des prés et des sapins
Et voit l'avenir en fumée.

Je suis mille kilomètres et je suis étranger
A ce que je traverse,
Un objet de commerce
En devises ciblées.
Je n'entends plus de gens qui causent.
J'entends des sons qui s'harmonisent.
J'entends des rumeurs imprécises.
Je tends à m'éloigner des choses.

On fait c' qu'on peut

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

Lever matin, la salle de bain,
Tient dans l'évier tient dans la main.
P'tit déjeuner. Y a plus de pain.
Café debout pour s'mettre en train.
Dans le frimas, presser le pas,
Dans l'autobus, se mettre en tas.
C'est pas Tokyo, ni Calcutta.
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a.

Bonjour collègue ! Ça va la forme ?
Moi, ça va, mais faudrait que j'dorme.
Sur le bureau, des dossiers énormes
À classifier selon les normes.
Les heures s'alignent, sans éclat,
Entre des chiffres et des kawas.
C'est pas l'goulag. C'est pas Zola.
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a.

C'est l'heure d'la pause, tickets restau,
Chez le Chinois ou chez Mario
- Excusez-moi les gars, mais j'suis pas du lot :
J'ai un rencart dans un bistrot.
J'ai rendez-vous, avec une fleur
Qui m'a rencontré par erreur.
C'est pas Binoche, ni Bassinger.
On fait c'qu'on peut avec son coeur.
Elle est pour moi tout un programme,
Un océan de vague à l'âme.
Je l'aime trop, je l'aime au drame.
Tant pis si j'y laisse quelques larmes.
Elle vit chez elle, je vis chez moi,
Et quand on s'ra sous l' même toit,
Ça sera pas l'Ritz, ni le Plaza.
On f'ra c'qu'on peut avec c'qu'on a.

Mais faut y aller, quand faut y aller.
Quatre heures encore restent à tirer
Avant d'courir en faculté
Aux cours du soir pour y arriver.
Combler l'retard d'un mauvais choix,
Cesser de s'en mordre les doigts.
J'suis pas Einstein, ni l'Grand Lama.
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a.

Rentrer bercail, déjà la nuit.
La solitude drague l'ennui.
Le frigo manque d'appétit.
J'mets la télé en signe de vie.
Les chaînes s'enchaînent sans choix,
Des variétés qui n'varient pas
Et puis parfois, Wenders ou Tarkowsky.
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on vit.
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on vit

L'idôle exemplaire

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

Petit, je me prenais pour Johnny Hallyday
Et ça faisait rigoler toute la galerie.
Les parents, leurs amis, aux repas du dimanche,
M'en redemandaient et je m'exécutais.
Dans ma p'tite tête, germait une graine.
La chansonnette, bien sûr, ça me plaisait.
Mains sur la table, sage à l'école,
Je trompais mon monde, je me sentais capable,
Capable de voler, là-haut, vers les étoiles,
Capable de nager au beau milieu des squales,
Mais capable surtout de trouver la sortie
Sans mode d'emploi vers une putain de vie
D'idole exemplaire.

Les collèges, les lycées et les poussées d'acné
Mais les premiers concerts et le rêve qui dure
Et les prises de conscience de hiérarchie sociale,
Des dernières libertés bombées sur les murs.
Dans ma p'tite tête, pousse la graine.
Fuir ce bordel, bien sûr, plus que jamais.
Vivre à l'air libre et sans cartable,
Rire à tue-tête et se sentir capable,
Capable de rallier les chanteurs d'illusions,
Capable d'attaquer les vendeurs d'opinions,
Mais capable surtout de trouver la sortie
Sans mode d'emploi vers une putain de vie
D'idole exemplaire.

M'en a fallu du temps et tant d'incertitudes
Pour arriver jusque là debout et entier
Trier des amitiés, résilier des amours,
Garder toutes mes dents et m'estimer content.
Dans ma p'tite tête, y a comme une fleur
Et son parfum est hallucinogène.
Elle dit : "La vie est une fable".
Quand je dérive et me sens incapable,
Incapable d'avoir encore de l'appétit,
Incapable de voir que je suis un vernis
Mais incapable aussi de suivre à la lettre
Ce mode d'emploi pour être et paraître
Une idole exemplaire.

Au fond des Bermudes

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

Encore une légende
Qui coule sous nos yeux,
Un de nos derniers mystères
Qui prend un coup de vieux.
Dire qu'il y a des hommes
Qui trouvent merveilleux
Qu'il y ait des limites
Et un juste milieu.

{Refrain:}
Rendez-nous le temps,
Le temps des légendes.
On reste barbare
Malgré nos scaphandres.
Laissez-nous l'espoir
Des incertitudes
Qui vivent englouties
Au fond des Bermudes.

Que nous restera-t-il
Pour oublier nos peines
Quand le monde entier sera
À dimension humaine ?
Un dieu manichéen
Sur une exponentielle
Qui s'allume et s'éteint
Au front d'un logiciel.

{Refrain}

J'aimerais qu'au bout du monde
Il y ait un bout du monde
Et puis un autre monde,
Un impossible monde,
Impossible à mesurer,
À soumettre à l'étude,
Un monde en profondeur,
Un monde en altitude,
Un monde impénétrable,
Au fond des Bermudes.

Ni plus, ni moins

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

J'ai des amis hollandais
J'ai des amis javanais
J'ai des amis au Portugal
J'ai des amis au Sénégal

J'ai des amis dans les villes
J'ai des amis dans les îles
J'ai des amis proches ou lointains
J'ai des amis dans tous les coins

Tant que la terre sera ronde
J'irai au tour du monde
Voir d'autres êtres humains
Ni plus, ni moins

J'aime les déserts d'Arabie
J'aime les moussons de l'Asie
J'aime les galets d'Etretat
J'aime les glaces de l'Alaska

J'aime être ici ou ailleurs
J'aime les gens qui vont ailleurs
J'aime les gens qui viennent d'ailleurs
Près des yeux près du coeur

Depuis que la terre est ronde
On est tous du même monde
De simples êtres humains
Ni plus, ni moins

Devant ma mappemonde
Je parcours le monde
Tout est si près d'ici
On n'a qu'une Terre
Y'a pas de mystère
On n'a qu'une vie

Je rêve à ciel ouvert
D'une Terre en pleine air
Qui s'rait à tout le monde
Pas de quoi s'en faire
Un monde

J'ai des amis de partout
J'ai des amis n'importe où
J'aime aller dans tous les sens
Rencontrer des différences

Depuis que la Terre est ronde
On est tous du même monde
De simples êtres humains
Ni plus, ni moins
Tant que la terre sera ronde
J'irai autour du monde
Voir d'autres êtres humains
Ni plus, ni moins

Montréal

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

C'est une cabane au creux des bois
Une vieille chanson d'autrefois
C'est une route qui se déroule
Une Chevrolet qui roule
Au plus loin de la foule
C'est vraiment blanc tous les janviers
C'est vraiment vert tous les juillets
C'est froid l'hiver et chaud l'été
C'est un sirop sucré
Des forêts oubliées
Et même c'est pas raccord

Aujourd'hui encore
Même si j'me raconte des histoires
Même si je suis seul à y croire
Aujourd'hui encore
Je vois en aurore boréale
Montréal

C'est un accent comme un ancêtre
Des mots qui donnent envie de naître
C'est une province qui me cause
Une langue qui s'oppose
À parler autre chose
J'ai comme un désir en archives
Ce paysage à la dérive
Mon plus beau voyage haut-la-main
Rencontrer mes lointains
Cousins américains
Et même si c'est pas raccord

Refrain

Illusion d'optique

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

Tout en bas, assis sur le seuil,
Tu vois la vie en trompe-l'oeil.
Le nouveau monde est là, oui,
Moderne, souterrain, plein de cris,
Pointu, rayant le ciel,
Clinquant, pestilentiel,
Qui cherche le soleil et la mer et le sable
Pour être plus désirable,
Qui s'étale et s'expose
Comme une anamorphose.

{Refrain:}
C'est une illusion d'optique.
Rien n'a changé depuis les beatnicks,
Et cette lucidité
Te rend survolté
Comme sur une chaise électrique.

Coups de poings, coups de reins,
Saute dans le dernier wagon du train.
Viens, donne-moi la main
Pour aller plus loin
Qu'une ultime étape avant la fin.
Pourtant, certains songes,
Certaines fois, te plongent
Dans un ailleurs meilleur
Qui sent fort la sueur,
Qui fait mal au coeur
Tellement c'est ailleurs,
Tellement, tellement, tellement
C'est jamais l'heure.

{Refrain}

Viens, donne-moi la main.
Rappelle-toi de tes frissons de gamin.
Rappelle-moi qu'on est encore des gamins.
Après tout, c'est pas si loin.
C'est peut-être à côté
Y a peut-être même un bus pour y retourner,
Sortir de ce monde à l'Argus
Où tout ce qui reste de beau
Est au marché aux puces,
Où les derniers sourires
Sont du papier glacé
De prospectus,
Prospectus,
Prospectus...

{Refrain}

Tout est illusion d'optique...

Chienne de vie

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

Je me suis cassé un matin,
Des fourmis au fond des chaussures,
Mon destin dans un sac à dos
Pour lui faire prendre un peu d'air pur.
J'ai dit au-revoir à mon voisin
Qui, lui, ménageait sa monture,
Investissant en idéaux
Qui finissaient au vide-ordures,
Et, d'un anémique salaire
Nourri au sein de mes rêveries,
J'ai fait un genre de montgolfière
Gonflée au vent de mes envies
Qui m'a fait sauter les frontières
Et qui m'a fait sauter la dalle
Et m'a rendu riche
Même si j'ai pas trouvé l'Graal.

Chienne de vie, jamais j't'en veux.
Plus je vis et plus j'en veux.
(x2)

J'suis parti visiter des terres
Pas seulement virginales, aussi
Professionnelles en la matière
D'en faire voir de toutes les couleurs.
J'ai usé des tas de paires de pompes
Au bitume de tas de pays
Sans pour autant que ne s'estompe
Ma fringale d'aller voir ailleurs.
Enfouir mes yeux dans les nuages,
Dans les cavernes de Cromagnon,
Au sommet du dernier étage
Ou dans la cave qu'est tout au fond,
Rencontrer d'autres personnages,
Des Saints Pères et des têtes de con,
Se dire, qu'on soit méchants ou sages :
On est tous bons
(...Pour la casserole).

{Refrain}





J'suis parti visiter les femmes,
Ces centrales anatomiques,
Encaisser leurs coups de foudre,
Tester mon pylône électrique.
J'ai parcouru à rendre l'âme
Leurs étendues psychédéliques
Sans arriver à me résoudre
À faire un choix antinomique.
Parfois mes amours me concassent
La tête et les virilités
À coups de pilons à menaces
Dans l'mortier d'mon intimité
Mais même si, maintenant, c'est sous vide
Qu'il faut s'aimer sans que ça coûte,
Mon coeur n'a pas pris une ride :
Je les aime toutes !

{Refrain}

J'aurais pu visiter les sphères
Anesthésiantes du pavot
Ou de ses consoeurs naturelles
Ou de ses confrères de labo
Mais j'étais déjà tête en l'air,
À peine sorti du berceau.
Aucune raison de faire appel
À de douteux trempolinos
Et puis l'industrie anonyme
Du septième ciel, du sixième sens
Qui fait son beurre dans les abîmes
Où plongent les largués de l'errance,
Cette industrie, je la maudis
Comme l'entreprise de blanchissage
Qui planque ses coffres bien remplis
Dans les alpages.

{Refrain}

J'aime bien mourir un jour

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

J'aime bien mourir un jour,
J'aime bien.
Ça fait frémir les secondes,
Gratiner les minutes.
Ça m'égare à la ronde.
Dans la vie, j'ai un but.
Je godille en zigzag.
J'me fais des blagues.
Un peu de temps perdu,
C'est toujours ça d'gagné.
Je m'épargne les consonnes.
Je consomme les voyelles.
J'les collectionne.
J'en fais des tonnes.
Ça me donne des couleurs.
Ça m'sert de pacemaker.

J'aime bien mourir un jour,
J'aime bien.
On s'étonne, à chaque heure
Un peu plus, d'être au monde.
Dans le soleil couchant,
Je vois grandir mon ombre.
Y a-t-il quelqu'un qui aime
L'ombre de moi-même ?
Sur la photo, j'ai l'air
De ne pas avoir l'air
De me plaire.
Y a-t-il quelqu'un qui m'blaire ?

J'aime pas mourir la nuit,
A l'abri des lumières,
Au coin d'une porte cochère,
Renaître pas à pas
A chaque réverbère.
La nuit, j'aime pas mourir
Pour de la rire.
C'est de la triche.
Ça fait pastiche.
J'aime bien mourir un jour,
J'aime bien mourir un jour,
J'aime bien mourir un jour,
J'aime bien mourir un jour,
Pour toujours.

L'homme est une erreur

K Cokenstock/ J Bastello
Editions Thoobett/Warner Chappell

À des gens, tout leur va,
Comme un gant de boxe ou un gant de soie,
Mais tout leur va.
Leur vie est bonne à croquer.
Ils ont l'amour, le pain, le blé à satiété.
Moi, j'ai beau dire et beau faire,
Souvent, la vie me fait la guerre.
Elle est belle, elle est animale
Mais elle me cogne et me fait mal.
On m'dit qu'y a plus malheureux.
Ça devrait me rendre heureux
Mais pourquoi le malheur des uns
Devrait-il cacher le mien ?

{Refrain:}
Je me sens moins que rien,
Mais pouvoir le sentir
Et pouvoir se le dire,
C'est déjà plus que rien.
Tout peut être meilleur
Où tout peut être pire.
Rien ne sert de maudire
Quand l'homme est une erreur,
Une erreur.

Y a des tas de chouettes endroits
Où vivre et même travailler, c'est la joie.
Y a du soleil dans les cours
Et des cours sans rien autour,
Nuit et jour.
Moi, j'ai beau dire et beau faire,
J'ai le soleil éphémère.
Il peut briller sur toute la planète,
Mais quand il pleut dans ma tête,
Le ciel est alors voûté.
Où que j'aille me promener,
Dans les prés, les avenues,
J'ai un plafond juste au-dessus.

{Refrain}

Y a des milliards d'étoiles au monde
Mais y'en a-t-il une qui reçoive nos longueurs d'onde ?
À travers le vide, on file
À un train d'enfer, immobile
Projectile.
Moi, j'ai beau dire et beau faire,
Dans cette existence passagère,
J'ai peur de l'homme en solitude,
Peur aussi de sa multitude,
Alors qu'on est en croisière,
Auréolé d'univers.
Je m'attache à des détails,
À des morts, à des batailles.

{Refrain}